INCONDUITE SEXUELLE RÉVÉLÉE!

INTRODUCTION

L'inconduite sexuelle. Voilà un sujet dont il est difficile de discuter sans être mal à l'aise, inquiet et peut-être même sans paniquer. Au fil du temps, les générations ont appris que les meilleures stratégies pour faire face à l'abus sexuel sont le silence, la docilité et même la honte. Les coupables de ces abus sont ainsi libres de reprendre leur vie normale et, dans bien des cas, de répéter ces actes. Notre société, dans un raisonnement déformé, a même porté le blâme sur les victimes elles-mêmes pour tenter de cacher ce qui pourrait bien être considéré comme la plus grande trahison, particulièrement lorsqu'il est question d'enfants.

MAIS LES TEMPS CHANGENT

Dans son ensemble, l'attitude vis-à-vis de l'inconduite sexuelle change rapidement. L'intolérance absolue est de plus en plus la norme, avec raison, surtout lorsqu'il s'agit d'enfants. Peu importe l'attitude de la société et, sans égard à la situation, l'inconduite sexuelle n'a jamais été « correcte ». Récemment, des reportages concernant des procès très médiatisés d'abus sexuel systématique envers des enfants par des employés ou des bénévoles d'organismes de charité bien connus, d'associations sportives, d'institutions religieuses et, bien sûr, de conseils scolaires, ont ébranlé la confiance qu'avait le public en la capacité de ces organismes de remplir leur mission sans mettre les enfants en danger. Malheureusement, la liste d'accusations continue de s'allonger alors que de plus en plus de victimes décident de sortir de l'ombre et de parler.

Il est très important de souligner que la majorité du personnel enseignant est constituée de professionnels dévoués qui se préoccupent de la sécurité de leurs élèves et qui considèrent intolérable ce type de comportement. La matière présentée dans cette édition de L'Oracle ne vise aucunement à offenser ou à impliquer injustement le personnel enseignant à titre d'agresseurs sexuels. Elle vise plutôt à les aider à déceler les problèmes, à les sensibiliser aux conséquences entraînées par des rumeurs d'inconduite sexuelle non vérifiées, et à comprendre que le silence est nocif pour tous.

Bien qu'il y ait peu de choses à faire pour les événements passés, il nous est encore possible d'en parler. C'est par la compréhension des risques et des faits, la sensibilisation aux signes révélateurs et l'élaboration de politiques et de procédures à l'intention des employés, des bénévoles et des élèves que nous pouvons réduire les cas d'inconduite sexuelle dans nos écoles. Ce sont là les objectifs de cette édition spéciale de L'Oracle.

David Beal,
Coordinateur de la gestion des risques