Les facteurs humains

CHUTES ­

Les procédures d'épandage de sel et de sable

Comment les facteurs humains contribuent-ils aux chutes en hiver?

Un ou plusieurs des facteurs susmentionnés peuvent favoriser, voire causer un tel accident, ou encore aggraver ses conséquences.

Les trois éléments les plus souvent en cause dans ces types de sinistres sont :

(1) Le non-respect des procédures

L'entretien des lieux assurés requiert beaucoup de travail manuel. Les récentes contraintes budgétaires au sein des conseils scolaires entraînent souvent une réduction du personnel, sans toutefois réduire la tâche à exécuter. Ceci peut se traduire par un manque de formation du personnel ou une mauvaise connaissance des politiques et procédures du conseil. En hiver, la prévention de blessures causées par les chutes exige une vérification régulière de l'état des trottoirs, des escaliers et des stationnements de même que la tenue d'un registre d'entretien relativement à l'épandage du sel et du sable, et au déneigement. Une réduction des ressources signifie souvent que les priorités sont confrontées, ce qui résulte en un manque de temps et une tendance à exécuter plus rapidement des procédures pourtant bien définies. En omettant quelques vérifications de l'état des trottoirs, il est possible d'effectuer d'autres tâches, mais il se peut aussi qu'une condition dangereuse se déve-loppe et que des blessures s'en suivent.

(2) L'absence de registre

Ce facteur est normalement dû aux contraintes de temps comme au manque d'uniformité des politiques et procédures. De nombreux conseils laissent encore la mise au point de telles politiques et procédures entre les mains du personnel de garde de chaque école. Cela signifie que la qualité des procédures de tenue d'un registre peut varier de passable à excellente d'une école à l'autre, et ce, à l'intérieur d'un même conseil scolaire.

Étant donné les compressions budgétaires et la rationalisation des ressources, il y a de fortes chances que la tenue d'un registre adéquat, si elle est laissée à la discrétion de chaque école, ne soit pas perçue comme étant prioritaire. Si on n'accorde aucune importance à cette activité, on consacrera le peu de temps qui lui est réservé à une activité qui semble plus importante.

(3) Insouciance ou manque de jugement

Ce facteur est souvent le fruit de la culture de gestion en place dans un conseil scolaire. On dit souvent que la sécurité et la gestion des risques viennent du sommet. Il a été prouvé à maintes reprises que si les administrateurs et les cadres n'appliquent pas les bons principes de sécurité et de gestion des risques, les autres employés ne seront pas portés à le faire d'eux-mêmes. Bien que les attitudes négatives peuvent être causées par les conflits de travail, la majorité d'entre elles proviennent d'un manque d'engagement de la part des administrateurs.

Si l'administration supérieure ne prend pas la gestion des risques au sérieux, cela peut mener à ce que des employés suivent cet exemple et ne donnent pas la priorité à la gestion des risques. Un effort accru de formation et de sensibilisation du personnel, quant aux bonnes procédures de gestion des risques, permettra aux employés de prendre de meilleures décisions.