Reconnaissance et analyse des expositions au risque
Il s’agit du processus visant à repérer les sources potentielles de sinistres ou de « dangers » pouvant entraîner des pertes ou des blessures et auxquelles est exposé votre conseil scolaire. Cette activité constitue un élément important puisqu’elle vous aide à déterminer où vous devriez affecter vos ressources.
Identification du risque :
Bien qu’il existe plusieurs façons d’identifier les sources de sinistres, les plus communes sont :
- L’analyse du dossier de sinistres et la détermination des catégories ou types de sinistres subis (communiquez avec OSBIE, Gestions des risques).
- L’analyse des rapports d’incidents en vue de déterminer la cause des blessures mineures n’ayant pas donné lieu à des réclamations. Selon la loi des grands nombres, les concentrations élevées d’incidents de même origine peuvent prédire la survenance d’autres sinistres éventuels (communiquez avec OSBIE, Gestions des risques).
- La réalisation d’un sondage auprès de tous les départements ou unités d’exploitation en vue de déterminer la cause de sinistres potentiels. Ces sondages peuvent être menés par des professionnels ou administrés à l’interne à l’aide du modèle proposé (Figure 1). Toutes les activités exercées au sein des départements peuvent également être évaluées à l’aide de ce formulaire. Une fois l’évaluation terminée, on peut classifier chaque facteur de risque comme faible, moyen ou élevé, et documenter les stratégies appropriées afin d’aborder chaque situation (voir Gestion des risques, Étapes 2 et 3).
- L’inspection des lieux peut aussi fournir une perspective visuelle des expositions aux risques, p. ex., la proximité d’une installation nucléaire, d’une usine de fabrication, de grandes artères de circulation, de risques naturels, d’un emplacement isolé/éloigné, d’un quartier ayant un taux élevé de criminalité, etc. Encore là, on peut retenir les services de professionnels ou effectuer ces inspections à l’interne.
Les types de risques identifiés par l’une ou l’autre de ces méthodes appartiennent habituellement aux catégories suivantes et peuvent être classifiés conformément à la Figure 1 :
Risques financiers – Aussi appelés « risques du revenu net » (puisqu’ils amputent les bénéfices nets d’une organisation). Ces risques ne sont pas pris en charge par les assureurs, par choix ou par le biais d’une exclusion, et se présentent, entre autres, sous forme d’amendes, de pénalités, d’ordonnances de nettoyage, de sinistres inférieurs à la franchise d’assurance, de dommages punitifs, de sinistres exclus par la police d’assurance et de hausses de prime attribuables au dossier de sinistres.
Risques liés à la responsabilité – C’est-à-dire les risques d’être tenu légalement responsable d’un acte de négligence d’un employé ayant occasionné une blessure ou des dommages à autrui. Cela inclut toutes les activités que votre conseil approuve, organise, dirige, contrôle et supervise, ainsi que les responsabilités imposées par la loi, telles que la responsabilité de l’occupant, la responsabilité du fait d’autrui de l’employeur, la responsabilité solidaire et conjointe, etc.
Risques liés aux biens – C’est-à-dire les risques de perdre vos édifices ou biens en raison d’une catastrophe naturelle (tornade, inondation, etc.), d’un incident technologique (incendie, déversement ou émanation de produits chimiquffes, explosion, panne d’électricité, etc.) ou d’un incident humain (incendie criminel, vandalisme, terrorisme, etc.).
Analyse et évaluation du risque :
Il faut reconnaître que tous les facteurs de risque ne sont pas égaux en matière de fréquence et de gravité. Puisque vos ressources limitées ne peuvent être affectées de façon à couvrir également tous les risques, vous devez hiérarchiser les risques en les classant dans diverses catégories pour qu’ils soient gérés en fonction du danger qu’ils présentent pour votre conseil scolaire.
Les risques peuvent être hiérarchisés de diverses façons, mais une méthode simple et efficace consiste à utiliser les catégories Faible/Moyen/Élevé comme suit (voir la Figure 2) :
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Figure 2 - Fonds d’échange d’assurance des
conseils scolaires de l’Ontario, 2006 |
Faible – Il y a un risque identifiable de la survenance d’un sinistre, mais il est peu probable de se produire ou, s’il se manifestait, il ne causerait pas de blessures graves ni de dommages importants. Certaines caractéristiques de facteurs de faible risque incluent, sans toutefois s’y limiter : les activités sédentaires en salle de classe, les exercices à faible impact, la marche, les études informatiques et la lecture.
Une activité ou situation particulière peut également être considérée comme présentant un faible risque si la probabilité qu’elle se produise est rare ou atypique pour l’environnement ou l’emplacement de l’école. Par exemple les ouragans, tremblements de terre, guerres nucléaires, retombées radioactives ou les élèves qui subissent une crise cardiaque fatale, sont considérés des exemples à faible risque, puisqu’ils surviennent rarement et, à moins que les situations ou les conditions ne changent soudainement, l’affectation de ressources pour gérer ces risques n’est pas justifiée.
Moyen – Un risque connu est associé à une activité pouvant occasionner la survenance d’un sinistre, mais certaines mesures peuvent être prises pour éliminer ou réduire le risque. Certaines caractéristiques de facteurs de risque moyen incluent, sans toutefois s’y limiter : les sports avec contact physique, le transport automobile, le transport maritime, les sports de descente (ski, luge, pneumatique à neige, etc.), les sports nautiques (natation, voile, canoë-kayak, etc.) et les programmes d’éducation physique.
Il existe également une sous-catégorie appelée « élevé-moyen », qui s’applique à des activités associées à un nombre relativement peu élevé de sinistres mais, à cause de la nature des dangers qu’elles présentent, elles occasionnent des sinistres catastrophiques. Les activités qui entrent dans cette sous-catégorie doivent être sérieusement considérées et, si elles sont pratiquées, elles doivent être gérées avec plus de précaution que les activités qui présentent un risque moyen. Elles incluent par exemple les excursions en pleine nature, l’escalade de rocher, les parcours sur cordes hautes et passerelles suspendues et les programmes d’études techniques.
Élevé – La nature de l’activité ou la présence de dangers évidents se traduit par une probabilité élevée de la survenance d’un sinistre catastrophique (de gravité élevée); le sinistre est prévisible et/ou on n’exerce aucun contrôle sur les risques présents. Certaines caractéristiques de facteurs de risque élevé incluent, sans toutefois s’y limiter : les hauteurs de chute dépassant 2 mètres ½ (8 pieds); les conditions météorologiques extrêmes; la haute vitesse; les chutes ou sauts incontrôlés/libres; les forts courants marins ou; l’inexpérience ou l’incompétence des superviseurs et/ou des participants et la conduite de véhicules par des élèves.
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