The value of an apology / La valeur d’une excuse

***Version française en bas de la page***

In today’s litigious society, it is difficult to know what to say in the event of an injury to a student or visitor to the school. The fear is that by expressing regret for that person’s injury, board staff are putting themselves into a position of admitting liability.  To the contrary, a heartfelt apology and expression of compassion towards the injured person can go a long way in de-escalating a stressful situation.

Let’s examine a school board case where a child was administered incorrect medication by school staff, which fortunately did not result in serious injury or adverse effects to the student.  However, the chain of events that followed the incident resulted in a claim against the Board. Evidence suggested that the parents were more concerned about the indifferent attitude of the school towards the incident than they were about the minor medical issues with their child. The parent was focused on preventing a repeat incident which could result in more serious consequences. The child’s mother indicated that she had been willing to accept a written apology from the school.  When this was refused, she commenced civil action against the Board, which cost more than $10,000 inclusive of all legal fees and settlement to resolve.

This is an example of the window of opportunity that often exists for minor incidents and injuries to defuse the “psychology of a claim”. Injured parties or family members who feel their concerns or requests for more information are being ignored can easily become alienated, frustrated and angry, which often motivates legal actions against the school board that could have been avoided.

In 2009, the Apology Act was enacted in Ontario. The Act states that an apology does not constitute an admission of fault or liability, nor does it affect insurance coverage.  Exceptions include apologies made while testifying at a civil proceeding (i.e. examination for discovery), and another which allows apologies to be used as admissions for the purposes of the Provincial Offences Act (i.e. “I’m sorry I ran the red light and hit your car!”).

Defusing a claim can be a very complicated process, and staff who are well trained in public relations and who are well-informed about board policies and procedures are a school board’s first line of defense in preventing incidents from becoming law suits. School staff should be able to refer inquiries about claims to the correct department in their board office, but should also be aware of the importance of dealing fairly with concerns and inquiries from parents of children or visitors who have been injured on school property.

Risk Management Tips:

  • Ensure school staff are well trained in public relations, resolving parental concerns and in identifying situations which can be dealt with at the school level.
  • Demonstrate compassion toward injured parties, but do not admit liability. Checking up on an injured student or demonstrating a willingness to hear a parent’s concern is not an admission of negligence/liability.
  • Any incidents where parents are showing signs of animosity toward the school should be referred to the risk management contact at the board office, who should notify OSBIE immediately.

 

 

 

 

 

Allison Palis, Loss Control Coordinator

allisonp@osbie.on.ca

************************************************************************************

En cette époque de litige, il est difficile de savoir quoi dire lorsqu’un élève ou un visiteur se blesse à l’école. On craint que le regret exprimé par le personnel du conseil à l’endroit de cette personne ne soit perçu comme un aveu de responsabilité. Au contraire, une excuse sincère et une manifestation de compassion envers la victime peuvent vraiment détendre l’atmosphère.

Par exemple, un enfant est victime d’une erreur de médication de la part du personnel de l’école; heureusement, l’incident n’entraîne pas de blessure grave ou d’effets nuisibles pour l’élève. Cependant, la suite des évènements se traduit par le dépôt d’une poursuite contre le conseil. Les éléments de preuve révèlent que les parents se sont davantage sentis lésés par l’indifférence du conseil que par les problèmes médicaux mineurs de leur enfant. Ils souhaitent éviter une autre situation du genre, qui pourrait avoir des conséquences plus graves. La mère de l’enfant a indiqué qu’elle était disposée à accepter une excuse écrite de la part de l’école. Lorsque cette demande a été rejetée, elle a intenté une poursuite civile contre le conseil, qui a coûté plus de 10 000 $, frais juridiques et de règlement inclus.

Voilà un exemple de solution qui peut être appliquée dans le cas d’incidents et de blessures de nature mineure et qui permet de désamorcer la « psychologie d’une réclamation ». Les parties lésées ou les membres de la famille qui estiment que leurs préoccupations ou leurs demandes de renseignements ne sont pas prises en compte peuvent facilement se sentir lésés, et éprouver de la frustration et de la colère, ce qui les incite souvent à intenter contre le conseil scolaire des poursuites qui auraient pu être évitées.

En 2009, la Loi sur la présentation d’excuses a été promulguée en Ontario. Cette loi précise qu’une excuse ne constitue pas un aveu de faute ou de responsabilité, et qu’elle n’a pas d’effet sur la garantie d’assurance. Parmi les exceptions, mentionnons les excuses présentées lors d’un témoignage dans une poursuite civile (c’est‑à‑dire l’interrogatoire préalable); une autre permet de recourir aux excuses pour faire des aveux, au sens de la Loi sur les infractions provinciales (p. ex « Je suis désolé, j’ai grillé le feu rouge et j’ai heurté votre voiture! »).

Le désamorçage d’une réclamation peut représenter un processus très compliqué; le personnel bien formé en matière de relations publiques et qui connaît bien les politiques et procédures concernant les conseils scolaires représente la première ligne de défense que peut appliquer un conseil pour éviter que des incidents ne se transforment en poursuites. Le personnel de l’école doit être en mesure de transmettre les demandes de renseignements au sujet des réclamations au service pertinent du conseil, mais il doit également connaître l’importance d’un traitement juste des préoccupations et demandes de renseignements des parents d’enfants ou des visiteurs qui ont subi des blessures dans les installations d’une école.

Conseils en matière de gestion des risques :

  • Veiller à ce que le personnel de l’école soit bien formé dans le domaine des relations publiques, de la réponse aux préoccupations des parents et du dépistage des situations qui peuvent être prises en charge à l’école;
  • Faire preuve de compassion envers les parties lésées, mais ne pas faire d’aveux de responsabilité. Vérifier l’état de santé d’un élève blessé ou accepter d’entendre les préoccupations d’un parent ne constitue pas un aveu de négligence ou de responsabilité.
  • Les incidents dans le cadre desquels les parents font preuve d’animosité envers l’école doivent être signalés à la personne‑ressource du conseil qui est chargée de la gestion des risques; celle‑ci doit en aviser l’OSBIE sans tarder.

Allison Palis, Coordinatrice du contrôle des pertes

allisonp@osbie.on.ca

 

This content is restricted to site members. If you are an existing user, please log in. New users may register below.

Existing Users Log In
   
New User Registration
*Required field